THERMES – MODE D’EMPLOI
Voici un des nombreux articles publiés particulièrement par « la Vie au Soleil » sur le sujet des saunas depuis des décennies. C’est en effet un « marronnier », de ces articles récurrents publiés en général à l’automne. Mais pourtant ces informations sont nécessaires. Pratiquant ces techniques dans un centre de fitness de ma région, j’y constate depuis toujours une méconnaissance de ce qui est à faire pour obtenir le résultat à attendre. Et l’ignorance des dirigeants du club n’a d’égale que leur manque de volonté de faire circuler l’information nécessaire auprès des nouveaux adhérents. Lors de leur accueil : « là vous avez le hammam et là le sauna ! » et les plus téméraires y passent trois minutes et en partent sans même se doucher !!! Seulement 8 à 10% de cette population a été initiée à :
La technique des thermes (du latin thermae : bains chauds) :
Connu dès la plus haute antiquité, l’usage de la chaleur pour la santé et le bien-être du corps s’est employé de diverses manières selon les peuples et les époques. Actuellement en Europe, deux techniques sont répandues : le Sauna, d’origine nordique (vraisemblablement finnoise) et le Hammam d’origine méditerranéenne (dit aussi « bain Turc » ou « bain Romain »chez les allemands).Celui-là est un bain de vapeur (à environ 60°C.) tandis que le Sauna, dans sa cabine en bois de pin offre une chaleur sèche à plus de 80 voir 90°C ou même plus chez les scandinaves.
Une immersion dans cette chaleur provoque une sudation de tout le corps qui entraîne par évapotranspiration toxines et aussi l’acide lactique engendré par la fatigue musculaire. Ceci était connu de façon empirique depuis des milliers d’années, or, à Stockholm, dans les années 80, deux étudiants ont centré leur thèse de médecins sur ce sujet. Passant un millier de personnes à l’encéphalographie en Sauna, ils ont constaté que la grande majorité réagissait identiquement : au bout d’une vingtaine de minutes de montée en température, on constate une mise en sommeil partielle de l’hypothalamus, ce qui correspond à un effet de relaxation réelle.
Mais pour en profiter pleinement, il convient de respecter des règles simples : douches savonnées avant (bien nettoyer les pores de la peau) puis froides pendant et après. Si l’on dispose des deux installations, commencer par le hammam pour faire monter sa peau en température. Après une douche fraîche et un repos allongé de 5 à 10 minutes, on peut après une nouvelle douche, passer au sauna. Sans entraînement, y rester quelques minutes. Quant on est entraîné, on peut allonger la durée, tout en passant quelques instants sous la douche froide avant de continuer. L’idéal étant, faute de lac en plein air, une piscine d’eau froide pour y nager, mais hélas ce n’est pas courant. Le cœur a pompé de plus en plus de litres de sang à la minute, ce qui correspond à une bonne gymnastique du muscle cardiaque. Et il est donc impératif de pratiquer un repos allongé d’au moins dix minutes après le Sauna. Le cœur va retrouver son rythme normal, et la sudation s’arrêter. Après une dernière douche on peut se rhabiller. Ce temps de repos en fait n’est pas spécifique au sauna et devrait être pratiqué, entre autres par les amateurs de jogging qui ont trop tendance à s’arrêter tout net, à bondir dans leurs vêtements et téléphone à la main foncer au bureau dans leur voiture… Merci pour le stress !
Il va de soi que la nudité intégrale est de rigueur, et dans des thermes de province -particulièrement dans les régions de l’Est (Colmar, Strasbourg) ou dans les établissements naturistes le problème ne se pose pas. Dans les clubs de gymnastique ou les centres aquatiques, on voit les gens en maillot. Le pire étant pour les dames, les maillots une pièce en fibres artificielles. Collant à la peau ils bloquent la sudation et en dérèglent le bon fonctionnement. Le moins mauvais pour ceux que la nudité effraie, est le port d’une serviette comme d’un pagne. Le coton bouclé laisse suffisamment la peau respirer. Question hygiène, le maillot chargé de sueur ne peut être lavé par un rinçage sous la douche (expérience faite : au bout de 36 heures en étuve, le cristallisoir contenant un peu de cette eau de rinçage est chargé de bactéries et autres joyeuses bestioles. Avis à la population ! )



