Je suis né le 20 février 1931… pour l’exposition coloniale… et, deux ans plus tard, ce fut l’incendie du Reichstag! Néanmoins, et quelques rumeurs ayant pu semer le doute, je précise que ma naissance ne fut en rien dans la montée du nazisme en Allemagne! Mais effectivement, 20 ans plus tard, membre actif de la Corpo des Sciences à la Sorbonne, j’ai rencontré Le Pen, alors à la Corpo du Droit et même assisté à une petite fête où ses sbires, vêtus de défroques SS, buvaient de la bière en chantant le Hochst Wessel Lied etc… Je pris alors cela pour de la provoc: nous étions 8 ans après la fin de la guerre et j’arrivais de la Fac de Poitiers où dans un esprit très médiéval, nous chantions dans les rues d’obscènes chansons…
Mais revenons à mon enfance; mes parents, instituteurs habitaient le logement de fonction de l’école de Chenevelles, un village sur le plateau désolé où au XVIIIe siècle on avait tenté de loger les pauvres Acadiens chassés par les Anglais du Canada. Vous pourrez voir dans l’article “3 Générations” une photo très intime avec ma mère dans le petit jardin discret derrière l’école. Je me souviens de ce fossé qui traversait la cour. Ignorant sa profondeur je le franchissais, non sans peine. Trente ans plus tard, passant par là je vis qu’il s’agissait de la mince rigole pavée conduisant l’eau des gouttières du préau jusqu’à la rue. Mon père, intelligent et volontaire, soucieux de progresser dans la société, continuait des études à la Fac de Poitiers ( lettres, philo) et malgré une tuberculose passa ses examens. Nous étions alors dans un autre village du Poitou ( Saint Sauveur) La cour de l’école, en pente, me permettait des pointes de vitesses dans ma petite auto rouge à pédales, ce qui parfois conduisait à l’accident…
Il me vient tout à coup une crainte: si je continue sur ce ton, ce ne sera plus une Bio (il est vrai que le Bio est à la mode), mais une édition sur le Web de mes mémoires.
Résumons donc; d’abord une précision sur mon trait dominant : je me prends suffisamment au sérieux pour affirmer que je ne m’y prends point!
Quant à mon activité professionnelle…
elle peut se définir en inventoriant ce que je ne suis pas…
Photographie: n’est pas photographe - a cependant publié plus de trois mille
photos dans différents supports et continue mais au ralenti.
Journalisme: n’est pas journaliste mais a entre autres collaboré plus de
quinze ans à une revue destinée aux cinéastes amateurs et y a créé en 1970 la toute première rubrique vidéo. Continue dans une des revues du groupe ARYS : La Vie au Soleil
Théâtre: n’est pas metteur en scène; a néanmoins collaboré avec plusieurs
petits théâtres et monté en 71 au Lucernaire un des tous premiers spectacles de danse contemporaine en nudité intégrale.
Musique: n’est pas musicien; a quand même bricolé quelques musiquettes de film pour se faire plaisir. Aime beaucoup faire travailler de vrais compositeurs.
Cinéma: a effectivement pratiqué le 16 et le 35 mm pendant presque vingt ans. Une dizaine d’années durant a collaboré plus ou moins avec H. Tazieff. Dans le même temps commencé une carrière de réalisateur à l’Education Nationale. Plus de deux cent sujets traités. En production privée une douzaine de court-métrages à diffusion nationale. Collaboré en tant qu’opérateur spécialisé dans les domaines de la nature et à des émissions d’écologie. Aussi monteur de films pour d’autres réalisateurs.
Vidéo: abandonna le cinéma en 1974 pour créer une unité de production en association avec une société de cinéma institutionnel. La loi de Peter l’ayant relégué dans un bureau, ne réalisa plus que quelques sujets par an pendant 17 ans. A néanmoins contribué à faire avancer le schmilblick en démarrant les premières
productions en France de vidéodisques interactifs, en collaboration avec Bertelsmann. Un heureux dépôt de bilan en 92 lui rend sa liberté et le met en retraite.
Télévision:…et lui permet un komebaque télévisuel: documentaires sur France 2, la 5ème; réalisation de 100 sujets en 16/9èmes pour France Supervision avec musique originale en stéréo et des textes de Marcel Julliand. Et un retour à l’Education Nationale pour laquelle il collabore à une Encyclopédie Audiovisuelle des Sciences et des Techniques (42 émissions de 96 à 99). Continue avec les moyens actuels du numérique à réaliser des programmes vidéo, pour des collectivités locales dans le domaine de la protection de l’environnement , etc…
Par ailleurs pendant ce temps a été marié deux fois et eu deux enfants du second mariage: une fille qui vit à Lausanne, éducatrice dans un Institut pour Mal voyants et un fils pratiquant le cinéma, étant malheureusement tombé dedans quand il était petit ; heureusement marié à une hongroise. Coréalisent actuellement un long métrage – voir leurs sites grâce au lien cserhati&lartigue -.
Actuellement:toujours le postérieur entre deux fauteuils, fait comme depuis quarante ans partie de l’Institut de Cinéma Scientifique et collabore avec de petites compagnies de théâtre comme le Théâtre du Lierre, et réalise des programmes vidéo pour des associations locales (voir AMAP), des collectivités locales (environnement, réhabilitation de rivières) et assure pour ATTITUDE MULTIMEDIA (Christian Durix) à Bures, différents programmes vidéos pour des musées ou des expositions, comme “Découvreuses” – les femmes scientifiques – initiée en 2002 au Panthéon (joie de rentrer de son vivant au Panthéon!) et “Alifères” – les femmes aviatrices – qui a démarré en Octobre 2007 à Gimont près de Toulouse (lien pour le site).
Et, dans la grande série des défoulements attendus, a été initié l’an passé au pilotage d’un petit hélicoptère, et , en ce mois de février 2008, pour son anniversaire a enfin pu piloter un petit monomoteur. L’exploit (remarquable) sera visible sur le site de l’aéroclub d’Etampes où il a eu lieu.




